Joffroy HARDY
L’obligation d’évaluer est désormais omniprésente dans les organisations à finalité sociale : audit, évaluation interne, évaluation externe, auto-évaluation, etc. Chacune et chacun peut s’interroger légitimement sur le(s) but(s) ultime(s) de ces évaluations : par quels moyens ? pour quels objectifs ? et à quelles fins ?
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On peut se demander, quant au fond, si cette approche, axée prioritairement sur des critères quantifiables d’efficacité et d’efficience, ne détourne pas les professionnels et professionnelles du sens profond de leur métier, en les réduisant au statut de simples exécutants et exécutantes d’indicateurs prédéfinis. Où est la confiance en l’éthique professionnelle de ces acteurs et actrices ? En plaçant l’éthique des droits humains au cœur de nos évaluations, pourrions-nous redéfinir les connaissances issues de nos pratiques ? Et si l’essence de la démocratie et le support de la DUDH (1948) nous offraient les moyens d’évaluation pour tendre à l’effectivité des finalités des organisations à finalité sociale… N’est-ce pas là que réside la qualité du « service » ?
Joffroy Hardy (1981) est assistant social de formation et titulaire d’un master en politique économique et sociale (FOPES-UCL, 2014).
Il est actuellement enseignant-chercheur en travail social à la Haute École Libre Mosane (HELMo-ESAS) depuis 2015 et conseiller moral laïque en milieu carcéral. Son parcours professionnel l’a également amené à exercer durant douze ans comme éducateur de rue auprès de publics adultes en grande précarité.
PLACE PUBLIQUE
SEPTEMBRE 2025
144 p. / 15 €
9782872672547
