• QUOTIDIENNES

  • Récits, témoignages, récits de vie. Des textes pour sauver la mémoire, pour exprimer la parole confisquée

  • Déracinés

  • Roman FIRMANI

    La Slavie frioulane, la région la plus orientale d’Italie du nord. Ou la plus occidentale du monde slave.
    1930, l’Italie misérable de l’entre-deux guerres, l’Italie fasciste de Mussolini.
    C’est cette Italie-là que Celso quitte pour échapper à la misère et trouver de quoi nourrir sa famille. Une immigration banale, comme tant d’autres. Mais toute immigration est unique, et tout immigré a sa propre histoire.
    La vie de Celso, c’est l’histoire d’un homme, jouet de l’Histoire, c’est une épopée qui en fait un héros ordinaire.
    Exilé de son propre pays, expulsé de France, il devient mineur dans la région liégeoise. Un travail, une petite maison de charbonnage, permettent de faire venir femme et enfant. Des immigrés ordinaires.
    Comme beaucoup d’immigrés italiens, ils seront traités de « macaroni ». Racisme ordinaire…
    Quand survient la guerre, et l’alliance de l‘Italie avec le troisième reich, Celso devient l’ennemi, allié d’Hitler. Pour les nazis, il sera considéré comme traître.
    Plus rien alors ne ressemblera à une vie ordinaire.
    Le récit de Celso est celui d’un homme modeste, dont le but essentiel est la survie, pour lui et sa famille. Il n’a pas cherché l’aventure, et ne se glorifie pas de la vivre.
    C’est le récit étonnant d’un homme debout, qui force le respect.

    Gli Scradicati (Edizione del Noce, 1998)
    Traduction française d’Alain et François Braibant
    Préface de Ferruccio Clavora

    QUOTIDIENNES
    Février 2021 - 286 p. - 18 €
    iban 9782872672288

  • Femme-Machine

  • Christine SEPULCHRE

    « Lundi 22 septembre 2014. Avec deux autres recrues retenues sur près de cent vingt candidats, j’intègre un des centres d’appels francophones desservant le service « Chômage » d’un syndicat belge. (…) Après plusieurs années sans travail et force formations de (re)mise à l’emploi, me voilà, à 48 ans, chômeuse-apprentie-téléphoniste en call-center (…)
    Ceci n’est pas une enquête sous le manteau, c’est un Plan-Formation-Insertion. Mon Plan-Formation-Insertion. Ni prototype ni stéréotype. Narré par moi, a posteriori, avec toute l’authenticité dont je suis capable. J’en assume la subjectivité. Celle-ci constitue la posture que je peux, en conscience, en éthique, revendiquer mienne et de bonne foi ».

    Quotidiennes • novembre 2019 • 978-2-87267-220-2 • 344 pages • 12,5-20 cm • 17,50 €

  • L’OURAGAN A FRAPPE NUYNDO

  • Récit de Félicité Lyamukuru, rescapée du génocide des Tutsis
    Ecrit par Nathalie Caprioli

    De sa jeunesse insouciante et joyeuse jusqu’au génocide en 1994, en poursuivant avec une vie à construire à Bruxelles, le récit de Félicité nous touche par les questions qui, au-delà de l’horreur, restent en suspens.
    Comment rendre justice ? Comment en finir avec le négationnisme ? Comment transmettre cette histoire à ses quatre enfants ?

    Le besoin de savoir, de comprendre devient obsédant. Les réponses à mes questions, je ne les trouverai pas dans les livres, pas toutes en tous cas. Ce que je cherche ? Je veux combler les trous de mémoire, corriger les distorsions, réunir les versions aussi bien de rescapés que de tueurs. J’ignore si ce droit m’est donné, mais je le prends ! À défaut de rite funéraire pour ma famille, j’invente le mien  : un rite à la recherche de la vérité. […] Ce projet s’est concrétisé en avril 2015. Je me suis donc rendue deux semaines au Rwanda, accompagnée de Nathalie, lancée avec moi dans un voyage mémoriel. Vingt et un ans après les faits. J’ai trente-sept ans.

    QUOTIDIENNES - 2018 -14,50 € - 9782872672097 - 125 X 20 - 296 p.

    "L’ouragan a frappé Nyundo" | CCLJ - Centre Communautaire Laïc Juif David Susskind
  • JACQUES ZWICK

  • On l’appelait « Monsieur les Présidents ».
    Homme de petite taille, haut en couleurs, excellent orateur, alliant l’humour à la précision, d’un abord modeste et jovial, fidèle à ses convictions et exigeant en matière de justice sociale, Jacques Zwick reste, pour toutes celles et ceux qui l’ont connu, une personnalité marquante de notre démocratie culturelle.
    Sa vie était toute engagée dans les mouvements de notre histoire sociale, politique et culturelle.

    Homme de dialogue et d’action, il a été pour beaucoup un ami, un conseiller, un (re)père essentiel.

    De 1994 à 2004, il tient un journal, ce sont ses « Sonates d’automne », qui offre un regard singulier sur l’histoire culturelle de notre temps.

    Jacques Zwick, le dialogue et l’action

    2014 - 15 x 21,7 - 152 P. - 14,00 € - ISBN 978-2-87267-177-9

    Sonates d’automne, 1994-1997 (Tome 1)

    2014 - 15 x 21,7 - 328 P. - 20,00 € - ISBN 978-2-87267-178-6

    Sonates d’automne, 1998-2000 (Tome 2)

    2014 - 15 x 21,7 - 336 P. - 20,00 € - ISBN 978-2-87267-179-3

    Sonates d’automne, 2001-2002 (Tome 3)

    2014 - 15 x 21,7 - 256 P. - 18,00 € - ISBN 978-2-87267-180-9

    Sonates d’automne, 2003-2004 (Tome 4)

    2014 - 15 x 21,7 - 224 P. - 18,00 € - ISBN 978-2-87267-181-6

    Les cinq livres sont aussi vendus en COFFRET

    2014 - 5 tomes - 75,00 € - ISBN 978-2-87267-182-3

  • CHEMIN FAISANT

  • Ouvrage collectif des Travailleurs sans emploi de la GFTB Luxembourg

    Ce livre est un assemblage. Un assemblage de trois temps forts ayant le même objet, le même sujet.

    Octobre 2010 : un groupe de travailleurs sans emploi (TSE) de la FGTB de la Province du Luxembourg fait une marche de revendication d’une semaine entre Humain et Bruxelles.
    Juillet 2011 : le même groupe se retrouve pour participer à un atelier d’écriture animé par Gérard de Sélys sur le thème de l’emploi et du travail.
    Août 2012 : les TSE ne veulent pas s’arrêter là, et veulent transcender le récit de la marche et les textes de l’atelier par des illustrations « maison ». C’est dans un nouvel atelier animé par Catherine Wilkin, que le groupe se retrouve à nouveau pour produire dessins, portraits, peintures qui s’articuleront autour des textes de 2010 et 2011.

    Cette alchimie entre ces différentes approches artistiques et l’engagement social fait toute la richesse de l’ouvrage.
    Oui, la vitalité et la résistance sont là. Elles osent emprunter conjointement les voies de l’art, de la culture et de l’action sociale.

    Quadrichromie

    Quotidiennes
    2013 -132 pages - 22/22 - 18 € - ISBN 978 287 267 162 5

  • JEUX D’ECRITURE

  • conçus et animés

    par Laurence Kahn

    Recueil de textes d’ateliers à l’Institut Pacheco et à la maison de repos et de soins « Aux Ursulines »

    Ateliers organisés par le Théâtre Les Tanneurs

    Au départ, il n’est nullement question de publier un livre. L’idée viendra bien plus tard. Les ateliers sont des occasions de se rencontrer et d’explorer. Des moments où se mêlent écriture, lecture, écoute, échanges d’impressions, discussions, pauses (avec l’indispensable contribution du café et des biscuits). Des moments chaleureux où chacun avance selon son rythme en contact avec les autres. Avancer ensemble, prendre des risques, s’aventurer sans avoir peur du jugement ni d’un regard extérieur, expérimenter, faire des découvertes, jouer à se laisser surprendre, constituent les seuls objectifs à atteindre.
    Au cours d’une année d’explorations, les tracés s’accumulent et l’idée surgit de faire découvrir ces chemins parcourus, ou du moins des fragments de ceux-ci. Afin de communiquer la saveur de se laisser emmener là où notre volonté n’a plus ni carte ni boussole. Afin de faire connaître cette matière singulière, étonnante, née dans la prise du risque d’avancer vers l’inconnu. Afin de transmettre la jubilation de sortir des carcans, des schémas préétablis, de la logique habituelle et continuer à poser la question : quand nous sortons de cette logique, est-ce que plus rien n’a de sens ou est-ce que d’autres sens peuvent exister ?

    Quotidiennes - 2013 - 20,5/21 - 96 p. - 12 € - ISBN 978-2-87267-160-1

  • MA MERE DORMAIT SUR DE LA DYNAMITE

  • de Ignace Lapiower

    Avec ces « Modestes mémoires d’un Partisan armé juif », Ignace Lapiower dévoile une face inhabituelle de la Résistance. Loin du mythe héroïque construit au fil du temps, il éclaire le combat de ces jeunes gens, confrontés au jour le jour à une réalité à la fois prosaïque et exceptionnelle, et qui se battaient pour un monde meilleur.

    Extrait

    Vite, j’ôte la seconde godasse, on court bien mieux en chaussettes. Ils tirent toujours, m’obligeant à fournir un suprême effort. Enfin, une grille peinte en noir, avec des pointes acérées pour décourager les intrus. J’escalade, j’accroche mon beau pardessus, une seconde plus tard je décide de le leur laisser en cadeau, lui aussi. Tout, sauf ma peau. De l’autre côté de la grille, le calme, le bonheur, la vie. Moi je suis sauf, oui, mais mes copains ? Je n’en vois pas un seul. Leur disparition m’affole, je suis le responsable de cette équipée insensée. Comment n’ai-je pas vu, pas compris qu’on fonçait tout droit vers le palais royal, aux mains de l’occupant ? Personne n’a rien vu, aucun de nous n’a jamais rien compris à cette histoire.

    2012, 256 p., 20x12,5, 12,50 €, 978-2-87-267-154-0

    http://edern.be/wordpress/un-dernier-combat

    Rendez vous dans la rubrique "lu dans la presse"

  • PAROLES DE CHOMEURS, ECRITS D’INUTILISES

  • PAROLES DE CHOMEURS, ECRITS D’INUTILISES

    Les Manœuvres de l’écriture

    Percevoir une allocation. Ne pas l’avoir gagnée. Se sentir redevable. S’efforcer de ne pas avoir honte. Se faire qualifier de profiteur. Se justifier en permanence. Rester disponible sur le marché de l’emploi. Terminer une énième formation. Tuer le temps. Se résigner. Désespérer… Un tunnel infernal pour certains. Les récits livrés dans ces pages touchent par leur justesse, leur violence, leur humour. Même si quelques-uns ressentent la fin de leur emploi comme une délivrance, le chômage est plus souvent vécu comme une non-place. Personne ne choisit de ne pas avoir de place. Pourtant, le sentiment de culpabilité des sans-emploi transpire. Le regard que posent les auteurs sur eux-mêmes nous ramène à la question du travail, encore et toujours perçu comme une valeur centrale et structurante de la vie de société. Il ne s’agit pas que du salaire. Raconter sa journée de boulot, la solidarité et les pauses avec les collègues, les distractions « méritées », avoir le sentiment du devoir accompli… Ceux qui ne sont pas ou plus dans le circuit se retrouvent de l’autre côté d’un mur. Invisibles.

    Extrait de la préface de Thierry Bodson

    Récits, 2010 – 12,5/20 – 104 p. – 9 € - 2- 87267-136-6

  • LES CAHIERS DE FELICIEN

  • LES CAHIERS DE FELICIEN

    Félicien DELVIGNE
    Préface de Jacques Cordier

    Félicien Delvigne (1883-1972) descend pour la première fois au puits Saint-Florent de Quaregnon à douze ans. Il sera mineur dans les puits du Borinage jusqu’à sa retraite en 1938. Dès 1953, il commence à remplir des cahiers d’écolier de textes calligraphiés accompagnés de dessins colorés.
    Il ne s’agit pas d’un journal intime, mais de petites histoires simples, liées au quotidien, largement agrémentées d’humour et d’une louche de provocation.

    « Félicien nous convie à un voyage à travers le quotidien borain de la première moitié du XXème siècle, un quotidien que nous devinons partie intégrante de notre mémoire collective. Ses cahiers gomment l’art désincarné. Ici, c’est bien de la vie ajoutée à l’art qu’il s’agit. Un essai de définition de l’art social ? » (Jacques Cordier)

    Histoires, 2006 - 15,5/21 – 152 pages quadrichromie - 16 € - 2-87267-100-7

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