• Couvrez-les bien, il fait froid dehors !

  • Sophie Pirson

    C’est à l’été 2018 que Sophie Pirson rencontre Fatima Ezzarhouni dans un groupe qui rassemble des proches de jeunes radicalisés, des personnes victimes ou proches de victimes des attentats et des intervenants de première ligne.
    Le 22 mars 2016, la fille de Sophie a été blessée dans l’attentat du métro Maelbeek. Le fils de Fatima est parti combattre en Syrie le 16 juin 2013.
    Ces deux mères que tout devrait opposer vont se parler, se découvrir, se construire ensemble une amitié et une intimité fortes, à partir de leurs déchirures et au-delà de l’horreur.
    Sophie Pirson peint d’une écriture sensible ce récit croisé où les deux voix se répondent en harmonie.
    Pour conclure son ouvrage symboliquement le 22 mars 2020.

    David Van Reybrouck, dans sa belle préface écrit :
    « Cet ouvrage est plus qu’un livre sur les attentats et les combattants en Syrie. (…) C’est le récit d’une amitié nouvelle, inattendue et improbable entre deux femmes fortes, marquées par la vie, mais pas captives. (…) C’est un livre empli de douceur, sur le pouvoir de la vulnérabilité et le réconfort de la beauté. »

    Sophie Pirson écrit les chemins qui se croisent, l’amitié partagée, les larmes et les rires rassemblés.
    « Nous goûtons à la chaleur de nos élans avec bonheur. Je te lis les pages écrites. Tu complètes, corriges, acquiesces, précises. Nous nous sommes approchées et rapprochées avec notre passé et notre présent. Aujourd’hui, à travers nos échanges, nous nous efforçons d’inventer un futur. »

    Une écriture limpide où la narration se tisse dans l’entrelacs de la conversation, de la réflexion et de la poésie.
    Une fenêtre largement ouverte sur un monde qui respire.

    L’ouvrage est conjointement publié dans sa traduction néerlandaise (Alle moeders wenen dezelfde tranen) aux éditions EPO, avec la même préface de David Van Reybrouck.

    La traduction en néerlandais est de Marijke Persoone.
    Pour la version originale en français, la préface de David Van Reybrouck est traduite par Catherine Martens.

    Faits & Gestes - septembre 2021
    ISBN 9782872672325 - 112 p. - 125 x 200 - 12 €

    Fatima, maman de djihadiste, et Sophie, maman de victime du 22 mars : "Nos larmes sont les mêmes"

    Danse au bord de l’abîme - Le Carnet et les Instants
  • Où dans le ciel ?

  • Daniel Adam

    Dimanche matin. Il fait beau. Un matin de printemps. Un échafaudage.
    A quoi sert un échafaudage, sinon à prendre de la hauteur ? Est-ce pour cette raison que Pierre s’y retrouve ce matin, au sommet ? En équilibre, pour y dérouler le fil de sa vie « saccadée, démolie, sauvée, espérée, détestée, attaquée, vermoulue, repeinte, rouillée, abattue, noyée, brûlée ».

    Pierre a quitté l’école trop tôt, trop malheureux d’y n’être pas à sa place. La suite logique le conduit à l’usine, sur un échafaudage… c’est-à-dire au bas de l’échelle.

    Mais au fil du temps, les rencontres de hasard (mais s’agit-il vraiment de hasard ?) ouvriront à Pierre des univers ignorés. Le plus bouleversant sans doute, l’amitié de Jean ; le plus déterminant sans doute, la bibliothèque de Max.
    Et le monde des livres.
    « Avec des livres sous la main, demain sera toujours beau, même si le livre te fait pleurer »

    Si Pierre porte à lui seul toute la mélancolie du monde, la perte inconsolable de l’ami perdu, il découvre, dans sa recherche d’aujourd’hui, une richesse insoupçonnée, un ciel de grands espaces semblables à ceux du Colorado.

    Daniel Adam emporte le lecteur dans un voyage, immobile comme la précarité de l’échafaudage l’impose, ou agité par le parcours d’une vie en quête d’absolu. Dans une écriture toute en nuances où se mêlent la tragédie la plus odieuse et la trivialité de l’oppression quotidienne à l’ironie subtile et la poésie des simples.
    Une vie ordinaire d’un homme ordinaire ? Toute une humanité.

    Daniel Adam est auteur, acteur, metteur en scène de théâtre et romancier. Il a notamment publié aux Editions du Cerisier Une histoire tue qui a été finaliste du Prix Rossel en 2010 et qui a obtenu le Prix Charles Plisnier de la Province de Hainaut en 2011.

    Faits & Gestes - Septembre 2021
    ISBN 9782872672332 - 144 p. - 125 x 200 - 12,50 €

  • 100 ans d’épopée culturelle en Province du Hainaut

  • Béatrice AGOSTI, Roland de BODT, Michel HOST, Raoul PIERARD, Daisy VANSTEENE

    Il y a un siècle, à la fin de la Première Guerre mondiale, le monde basculait.
    Après les premières élections au suffrage universel en mai 1919, celui-ci était inscrit dans la Constitution en mai 1921.
    La journée de huit heures sur six jours de travail, fixée dans le Traité de Versailles en juin 1919, était inscrite dans la Constitution en juin 1921.
    Ces bouleversements sociétaux sont le socle de la création de la Commission provinciale des loisirs de l’ouvrier qui trouve son aboutissement en 1921.

    Le comité éditorial à l’initiative de cette publication réunit la Direction de la culture de la Province du Hainaut, l’Observatoire des politiques culturelles de la Fédération Wallonie-Bruxelles et la Fondation Louis Piérard.
    Par un travail impressionnant de remise au jour des documents historiques, en les analysant et les contextualisant, les auteurs permettent de comprendre la généalogie de ce que nous appelons aujourd’hui la « politique culturelle ».

    PLACE PUBLIQUE - septembre 2021
    160 x 240 - 384 p.- 20 €
    ISBN 9782872672295

  • EXTRÊME DROITE l’histoire ne se répète pas… de la même manière

  • de Vincent SCHELTIENS et Bruno VERLAECKT

    traduit du néerlandais par Olivier STARQUIT  

    L’extrême droite est de retour… sans avoir jamais disparu. Même juste après la Seconde Guerre mondiale, des variantes ont existé.

    Par vagues successives, portés par les évolutions économiques et sociales, ces mouvements se sont adaptés aux époques et aux situations. Aujourd’hui, nous sommes confrontés à la quatrième vague de l’après-guerre. Et son ampleur est sans précédent depuis les années 1930. Dans quinze pays européens, les partis d’extrême droite ont obtenu entre dix et vingt pour cent lors de récentes élections.

    Mais cette vague ne se limite pas aux résultats électoraux. L’influence de l’extrême droite les dépasse largement, bénéficiant aujourd’hui d’une banalisation de ses idées qui contaminent des pans entiers du spectre politique.

    Dans ce sombre paysage, la Wallonie apparaît, tel le village d’irréductibles Gaulois d’Astérix, comme une forteresse imprenable. Pourquoi ? Comment expliquer cette situation exceptionnelle ?

    Face aux échéances électorales importantes que la Belgique connaîtra en 2024, les réponses qu’apportent Scheltiens et Verlaeckt peuvent inspirer des orientations pour « changer la donne ».

    Place publique - juin 2021 - 14 € - EAN 9782872672318 - 168 P. - 108x180

    Grand entretien de DiverCite.be avec Vincent Scheltiens - YouTube
  • Déracinés

  • Roman FIRMANI

    La Slavie frioulane, la région la plus orientale d’Italie du nord. Ou la plus occidentale du monde slave.
    1930, l’Italie misérable de l’entre-deux guerres, l’Italie fasciste de Mussolini.
    C’est cette Italie-là que Celso quitte pour échapper à la misère et trouver de quoi nourrir sa famille. Une immigration banale, comme tant d’autres. Mais toute immigration est unique, et tout immigré a sa propre histoire.
    La vie de Celso, c’est l’histoire d’un homme, jouet de l’Histoire, c’est une épopée qui en fait un héros ordinaire.
    Exilé de son propre pays, expulsé de France, il devient mineur dans la région liégeoise. Un travail, une petite maison de charbonnage, permettent de faire venir femme et enfant. Des immigrés ordinaires.
    Comme beaucoup d’immigrés italiens, ils seront traités de « macaroni ». Racisme ordinaire…
    Quand survient la guerre, et l’alliance de l‘Italie avec le troisième reich, Celso devient l’ennemi, allié d’Hitler. Pour les nazis, il sera considéré comme traître.
    Plus rien alors ne ressemblera à une vie ordinaire.
    Le récit de Celso est celui d’un homme modeste, dont le but essentiel est la survie, pour lui et sa famille. Il n’a pas cherché l’aventure, et ne se glorifie pas de la vivre.
    C’est le récit étonnant d’un homme debout, qui force le respect.

    Gli Scradicati (Edizione del Noce, 1998)
    Traduction française d’Alain et François Braibant
    Préface de Ferruccio Clavora

    QUOTIDIENNES
    Février 2021 - 286 p. - 18 €
    ISBN 9782872672288

  • LA BANDE DESSINEE. Une reconnaissance difficile

  • Jean-Maurice ROSIER

    Après « Mauvais genres, mauvaises lectures, mauvaises gens » (éd. Du Cerisier, 2010), Jean-Maurice Rosier récidive en se penchant au plus près sur le « cas » de la bande dessinée.

    Considéré par beaucoup comme un moyen d’expression mineur, le genre offre pourtant un large spectre de création. Entre objet de divertissement et objet d’art, de l’image d’Epinal figée dans l’histoire, au roman graphique actuel, la bande dessinée peut-elle aujourd’hui être considérée comme un art légitime ?

    Place publique
    Mars 2021 - 108 x 180 - 96p
    ISBN 9782872672271
    12,50 €

  • NON GRATA

  • Une coproduction Compagnie du Campus – Théâtre des Rues

    Camille, 24 ans et Sara, 15 ans sont sœurs, vivent ensemble et seules, sans autres attaches familiales.
    Quand Sara découvre qu’elle est enceinte, c’est évidemment la panique.
    Les deux sœurs sont aussi seules pour faire face à cette situation, et vont s’affronter, tiraillées dans les contradictions.
    Sara va-t-elle avorter ou non ? L’issue de la représentation ne nous le dit pas, pour permettre d’ouvrir le débat.

    Extrait
    Camille .— Sara ! (Interdite, après avoir découvert le test de grossesse, positif.) Sara, c’est quoi, ça ? C’est une blague ? T’as trouvé ça où ? Si c’est encore un sale coup de ta part, je le trouve vraiment de très mauvais goût. Sara, j’en peux plus de toi ! Tu crois que c’est facile ? Tu n’es pas seule au monde ! Sara, tu veux bien m’expliquer d’où tu sors ce test ? Ça ne peut pas t’arriver à toi. Tu n’as même pas de petit copain… Tu as un petit copain ? Sara, réponds-moi ! Ne me dis pas que t’es vraiment… enceinte ? Tu n’es pas assez stupide pour avoir… fait l’amour sans… sans te protéger ? Tu avais bu ? Tu avais pris de la drogue ? Tu étais consentante ? Tu sais qui c’est ? Tu veux aller porter plainte ? Il t’a forcée, c’est ça ?

    THEATRE ACTION
    Mars 2021 - 125x210 - 64 p.
    isbn 9782872672301 - 9,50 €

  • RESTEZ CHEZ VOUS ! Portes closes. Cris, chuchotements et colères au temps du virus

  • Marc CHAMBEAU

    Ils nous ont dit : « Enfermez-vous ! » et nous nous sommes enfermés.
    Oui, le covid 19 tue. Et le nombre de ses victimes nous effraie.

    Mais qui parle des victimes du confinement, prédateur sournois, silencieux, inattendu, et dont on ne saura sans doute jamais mesurer les séquelles.

    C’est de ces victimes-là que nous parle Marc Chambeau.
    Avec empathie, tendresse, solidarité. Avec colère aussi.
    Ses courtes histoires nous parlent de Mélissa et d’Adil, de Louis ou de Céline, de Laura, Antonio ou Sophie…
    Elles parlent aussi de nous, parce que nous y sommes tous passés, pris au dépourvu, impuissants, infantilisés, considérés comme irresponsables.

    Chacun peut se retrouver dans ces vies confisquées.
    Elles nous poussent à réfléchir sur cette crise qui n’est pas que sanitaire, mais aussi sociale, démocratique, politique.

    Pour mieux y faire face, la prochaine fois…
    Collectivement, ni isolés, ni confinés.

    Quand on a annoncé le confinement, c’est apparu tellement hors réalité. Mais on était pourtant en plein dedans. Vraiment. Peut-être que c’était une expérience à vivre ? Ou peut-être pas…
    Très vite cependant, un malaise. Le sentiment pour certains qu’on était tous dans le même bateau… Alors que la flottille était bien plus composite. Pour certains c’était les yachts imposants. Pour d’autres des pneumatiques, parfois même en manque de rustines. Et très vite, alors, la colère. La colère à propos de ces commentaires dans la presse. Sur les réseaux sociaux. Qui condamnaient ceux qui respectaient moins. Ceux des canots pneumatiques. Sans chercher à comprendre les raisons de ce non-respect. Parce qu’il pouvait y en avoir des raisons. Parfois bonnes. Le plus souvent bonnes.
    L’envie de réagir. L’idée du coup de gueule. De la dénonciation de ces commentaires qui refusaient même d’envisager que l’ordre de confinement adressé à certains soit d’une violence sans nom. Qui refusaient de comprendre que pour beaucoup, la vie était difficile avant le confinement. Mais qu’avec lui, ça devenait tout bonnement insupportable.

    Griottes - Septembre 2020 - EAN 9782872672264 - 12 €

    Travailleur social dans des domaines aussi divers que l’aide à la jeunesse, la psychiatrie ou la prison, Marc Chambeau est maintenant enseignant en Haute École et militant associatif, assumant notamment la présidence de la Fédération des Maisons de Jeunes.
    Il est également l’auteur de nombreuses contributions en lien avec le travail social dans une diversité de revues.

    Un mur de lamentations - Le Carnet et les Instants
  • Brèche[s]

  • Compagnie Buissonnière

    Louis, au public .— Je m’appelle Louis. Je viens d’une bonne famille, j’ai fait des études, j’ai des amis, des projets, une copine, j’ai de la chance surtout. De bonnes cartes en main. Aujourd’hui, je vais en prison pour la première fois de ma vie. Je suis comédien-animateur et je vais faire du théâtre en milieu carcéral. J’y ai pensé toute la journée. On me l’a proposé et sans y réfléchir plus que ça, j’ai dit oui. Et là, sur le parking de la prison, dans ma voiture, j’ai peur. En fait, je suis partagé entre l’excitation et la peur de l’inconnu. Il y a des mecs violents là-dedans… J’y vais ou je n’y vais pas ?

    Théâtre-Action - septembre 2020 - EAN 9782872672257 - 80 pages - 11 €

  • JEAN HURSTEL pour une autre action culturelle

  • Ouvrage collectif sous la direction de Roland de Bodt et Claude Fafchamps

    Dans une salle de réunion au mobilier au style incertain de notre centre culturel, Jean déplie sa longue silhouette, allume le cinquième cigare du matin, souffle la fumée sur son voisin, s’envoie sa quatrième tasse de café, se renverse sur son siège et lance à la cantonade : « Non mais si cela ne vous intéresse pas de parler des mineurs, dites-le-moi ! Vous préférez sûrement qu’on se parle entre nous de l’excellence artistique ! Vous pouvez complètement vous faire plaisir en vous parlant à vous-mêmes. Vous voulez vous la péter France Culture ?… vous voulez faire comme tous les autres, mais moi ce que je dis c’est qu’on doit sortir les roulottes. Je veux qu’on retourne sur le terrain avec les tréteaux du Bassin houiller. C’est maintenant qu’on doit retourner vers les habitants. On a de beaux bâtiments, on est bien au chaud, on fait la une du journal alors c’est le moment qu’on aille au contact ! C’est pour ça qu’on est ici, c’est pour ça qu’on nous paye. Pas pour le label « scène nationale », bordel ! Je vous demande des idées. Vous dormez, là ! »

    Extrait de la contribution de Hervé Atamaniuk

    Après Cultures des lisières - Éloges des passeurs, contrebandiers et autres explorateurs, ce deuxième volume consacré à Jean Hurstel propose un choix de textes originaux qu’il a rédigés et défendus entre 1969 et 2011. Ces documents sont croisés par des contributions récentes de personnalités qui témoignent, à des titres divers, des résonances et de la signification de ces prises de position pour leur propre pratique professionnelle.

    Place publique • Septembre 2020 • 978-2-87267-224-0 • 15 x 21 cm • 400 pages • 21 €

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