• ÇA VA D’ALLER… Y A PAS D’AVANCE

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    in Les plaisirs de Marc Page

    ÇA VA D’ALLER… Y A PAS D’AVANCE – Girolamo Santocono
    Éditions du Cerisier 2018 – ISBN 9782872672134

    Recueil de quatorze nouvelles se déroulant notamment en Italie, pays natal de l’auteur, et en France, dans la région Centre. Avec la verve qui le caractérise, l’auteur raconte des histoires truculentes ou malicieuses à partir de situations quotidiennes et banales ou de parcours de vie hors norme.

    … Je me suis habituée à la Belgique, à la pluie, à la neige, au gel, au brouillard, aux ciels sans lumière ; le soleil de mon village ne me manque pas et je me trouve plutôt bien dans cette succession de climats. L’enchaînement des saisons accélère le temps et…
    Toujours de bonne humeur, toujours une petite chanson au bec, on a l’impression que les adversités lui glissent dessus comme la pluie sur un ciré. pourtant on ne peut pas dire que la vie l’a épargné…
    Dehors, le soleil brille toujours comme une pépite au milieu du ciel, les passants marchant le sourire en bandoulière…
    A cet instant précis, s’appuyant sur l’air épais, une petite plume descend lentement du ciel. Fred se raidit. Ses yeux suivent la trajectoire du petit flocon qui dessine quelques
    délicates arabesques au-dessus de sa tête avant de venir se poser sur le bout de son nez. Fred s’immobilise. Avec une infinie précaution, il prend la plume entre deux doigts, l’observe sous toutes ses coutures puis, la mine réjouie, la relance dans les airs d’un coup de souffle.
    – Oui, c’est ça ! Vole petite merveille, montre-moi comment il faut faire…
    Des bruits de bottes de la Prusse orientale, au village du centre de la Sicile, le lecteur prend vite l’habitude de voyager. Naissances et décès ponctuent le temps. Mais quand le Roi n’est plus là, la cour se volatilise ; et quand il meurt, un autre prend sa place… au suivant de se résigner à vendre quelques dizaines d’hectares pour renflouer les caisses. Vendre de la terre ! Quelle déchirure. Le père doit se retourner dans sa tombe…
    Les années cinquante s’achèvent, le village est désormais vide, les hivers sont mornes malgré le soleil et les printemps mortels malgré les fleurs. La passeggiata, jadis lieu privilégié pour les rencontres, n’est qu’un défilé de vieux qui attendent tous le retour de leurs enfants partis en Belgique… Ah ! La Belgique ! Cette foutue nouvelle Amérique !

    Né en Sicile en 1950, arrivé en Belgique en 1953. Une enfance heureuse dans les baraquements et une adolescence heureuse à Morlanwelz. Licencié en sociologie, ex-animateur/directeur du Centre culturel de Chapelle-lez-Herlaimont, Girolamo Santocono a de nombreuses expériences tant en théâtre qu’en musique et cinéma.

    in Entre les Lignes

    Dernières nouvelles de Santocono, au Rockerill
    CHEMINS DE TRAVERSE par Marcel Leroy,
    le 08 décembre 2018

    http://www.entreleslignes.be/humeurs/chemins-de-traverse/derni%C3%A8res-nouvelles-de-santocono-au-rockerill

    Sacrée atmosphère en ce premier dimanche de décembre, au Rockerill. Les gens étaient venus par centaines pour se laisser aller à la dérive dans les travées du marché vintage. Ils buvaient du café, de la bière et du vin, bavardaient à perte de vue, décrochaient par exemple une veste d’officier de son cintre pour fixer ensuite leur attention sur la pochette d’un vinyle rescapé d’où ne sait où. En parcourant les titres d’une pile de 33 tours il arrive de découvrir un peu la personne qui les aura aimés. Idem pour les livres, les meubles, les lampes, les bottes, et les mille autres objets en quête d’acheteurs. Au beau milieu de ce grand cirque, Michaël Sacchi, l’esprit du lieu, discutait des grands boxeurs qui ont connu la gloire des rings de Charleroi et du reste du monde. Salut à Kid Louis, qui est un des derniers grands témoins d’une mémoire que Michaël recueille jusqu’à en avoir le tournis.

    Dans ce tohu-bohu terriblement sympathique, des auteurs ont fait une apparition sur une petite scène. Parmi ces écrivains, Evelyne Scrève, Christian Duray et Girolamo Santocono, que tout le monde appelle depuis toujours Toni. Il restera à jamais dans la peau du gamin du Centre qui a sorti, en 1986, son « Rue des Italiens » aux éditions du Cerisier. Cet ouvrage raconte la vie des immigrés italiens qui reconstituaient un pan de leur vie au soleil dans le pays de la pluie et des terrils. Trente ans après, ce bouquin raconte l’histoire commune des gosses des cités, toutes origines confondues. La vie était dure au pays des osso-bucco-frites, mais Toni en garde un souvenir lucide autant que chaleureux. Vint ensuite « Dinddra ». Puis Toni fit de la musique et dirigea le centre culturel de Chapelle-lez-Herlaimont pour, arrivé à la retraite, reprendre la plume comme un pic pour arracher des éclats de vie au coin de terre qu’il n’a jamais quitté, et les mettre sur papier comme on retiendrait par coeur une histoire cent fois entendue, écoutée, répétée. Une chanson de geste.

    Déjà, ce titre, issu de ce parler de tous les jours pratiqué dans le sillon industriel wallon, du Borinage à Liège en passant par le Centre et Charleroi. Une philosophie et une volonté de résistance, que ce « Ca va d’aller...y a pas d’avance ». Le leitmotiv désenchanté mais pas désespéré de celles et ceux qui luttent au jour le jour pour rester debout, alors qu’autour d’eux, l’économie s’est écroulée, laissant un cortège de chômeurs derrière elle et de richards qui se foutent de la planète. Toni se lance à l’assaut du grand capital qui brouille les trajectoires humaines pour le railler. Il balance 14 nouvelles comme autant de tableaux/récits qui tiendraient en haleine le public d’un café de joueurs de cartes bien plus d’une veillée de Saint-Eloi. Rien que le titre, tout un poème. Ascouté bé : « Une tombe pas comme les autres », « Ca va d’aller », « Silence », « Mariuzza », « Berthe », « Gérard, la vengeance du grand », « Le ciné-club », « Le dernier chômeur », « Les yeux de Marie-Yvonne », « Rosina, la châtelaine », « La boulonnerie », « La lune de la mer du Nord », « Le tram » et « Le mur, conte écologique ».

    En lisant, on croit entendre la voix de Toni dire une histoire entre deux bières pour des copains de rencontre qui se reconnaissent sans s’être jamais croisés. On retrouve le ton. Unique. Narquois, profond mine de rien, rêveur et déterminé, bariolé d’un humour acide jamais féroce. Il esquisse des silhouettes qui seraient bien un peu les nôtres, redessine des lieux obscurs, brocarde les vantardises, se fout du pouvoir, aborde la guerre, l’amour, le travail, l’environnement, sans jamais avoir l’air de se prendre pour quelqu’un d’autre que le gamin des cités qu’il êst resté, au fond de lui. Pourtant, quand on arrive au bout du livre, on sait que l’on ne regardera plus ce petit café d’habitués sans penser que se retrouver avec des potes peut vous sauver la vie, que l’on ne croisera pas un tram bondé du pré-métro carolo sans penser aux destinées diverses qu’il emporte, de se balader dans un cimetière sans s’arrêter pour déchiffrer à haute voix un nom gravé dans une pierre sur laquelle personne depuis belle lurette ne s’est penché. On attend la suite de « Rue des Italiens ». Toni va s’y mettre, c’est promis, juré, sans rigoler. Il l’a dit, entre deux blagues, au Rockerill. Autant dire dans une église, alors c’est sacré.

    https://www.antennecentre.tv/www/rencontre_les_belles_histoires_de_zio_toni-93647-999-404.html

  • MILLE ET UNE BOÎTE

  • https://www.youtube.com/watch?v=B2LRRDvxTpw

  • L’OURAGAN A FRAPPE NYUNDO

  • Vivre le génocide des Tutsis… et revivre - Le Carnet et les Instants
  • LES MEILLEURS MORCEAUX DU MAMMOUTH

  • DES MOTS QUI PUENT

  • Avant–propos : de la gouvernance au peuple au livre d’0livier Starquit : Les mots qui puent | Entre les lignes entre les mots
    Agir Par la Culture N°43 by Agir Par la Culture - issuu
  • CULTURES DES LISIERES

  • Il faut tuer TINA

  • https://www.pour.press/il-faut-tuer...


  • POUR AVOIR DE L’ESPOIR FAUDRAIT DU TEMPS

  • Article paru dans La Revue AIDE-Mémoire, n°80, avril-mai-juin 2017
    voir l’article
    http://www.territoires-memoire.be/i...

    voir l’article de Actualitté
    https://www.actualitte.com/article/...

  • DES TAUPES A CARACAS

  • ARTICLE PARU SUR LE SITE DE "MEMOIRES DE LUTTE"

    Des taupes à Caracas, par Nidal Taibi (Le Monde diplomatique, mai 2018)
    Des Taupes à Caracas - Mémoire des luttes
    Mémoire des luttes (@memoireluttes) | Twitter
  • SI JE MEURS UN SOIR - MEMOIRES


  • https://le-carnet-et-les-instants.n...

    CRITIQUE parue sur le site de l’Association royale des Ecrivains et Artistes de Wallonie (AREAW) et publié dans la revue de l’association (Reflets Wallonie Bruxelles)

    [http://areaw.org/12538-2//]

    CRITIQUE parue dans le mensuel de l’association des Journaliste professionnels "JOURNALISTES" Avril 2016 - N°180

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